LE CLUB

Son histoire, son parcours

Une structure solide et cohérente pour les jeunes basketteurs et basketteuses du Chablais

Suite à la mise en commun des mouvements jeunesse des BBC Monthey-Chablais et BBC Troistorrents et du besoin d’indépendance financière des juniors, la structure MJMC3T (Mouvement Jeunesse Monthey-Chablais-Troistorrents) a vu le jour le 15 juillet 2019.

Cette fusion a permis d’offrir aux jeunes une structure solide et cohérente aussi bien pour les filles que pour les garçons. Nos deux clubs parents évoluant en ligue nationale A et foulant aujourd’hui les mêmes parquets, soulignent l’importance de ce que nous souhaitons mettre en valeur, c’est-à-dire un club qui se veut à la fois sérieux et où l’on progresse, avec un état d’esprit familial, où plaisir reste  l’essentiel.

Le club réunissant actuellement des jeunes de tout le Chablais et par souci d’une communication plus claire, il a été décidé au printemps 2021 de le rebaptiser Chablais Basket Juniors.

Il compte aujourd’hui pas moins de 11 équipes de la catégorie U10 à U20, 18 coachs amateurs ainsi qu’un coach professionnel.

Des collaborations avec plusieurs clubs de la région continuent également de se développer afin d’offrir la meilleure structure possible pour nos futures championnes et champions.

Kyshawn George, 17 ans

Bonjour!

Je m’appelle Kyshawn George et j’ai 17 ans. Cela fait maintenant un an et demi que j’ai quitté la Suisse pour intégrer le centre de formation de Chalon-sur-Saône. Ce centre de formation me permet de combiné les études et le basket. À la fin de mon cursus scolaire j’aurais la BAC comme diplôme et une possibilité rester à Châlon dans l’équipe U21 ou de partir suivre une université. Afin de combiné les études et le sport j’ai choisi de faire ma dernière année scolaire en deux ans. Cela me permet d’avoir plus de temps pour travailler autant scolairement que sportivement. Je vis dans un internat avec tous mes coéquipiers et l’ambiance est génial, nous sommes toujours ensemble et nous sommes dans la mêmes classe. Sur le plan du basket, nous avons deux entraînements par jour et un match chaque week-end. Nous jouons en U18 France ce qui signifie que nous affrontons des équipes de toute la France, le niveau est donc très bon. Habitant en Suisse il est difficile de rentrer chez moi le week-end et c’est le cas de mes coéquipiers aussi. Même pendant les vacances ils nous organisent dés entraînement afin que l’on puisse progresser un maximum. Il faut donc être prêt à ce séparer de sa famille pendant quelque temps. Cela s’est fait plutôt facilement pour ma par puisque je me suis très bien intégrer au groupe. L’année prochaine je vais joué en U21 et terminer ma dernière année scolaire, j’aurai pour but d’intégrer une université aux États-Unis ou de signé un contrat stagiaire voir professionnel à Chalon, si j’ai le niveau. 

Malyk Rebetez, 17 ans

Je m’appelle Malyk Rebetez j’ai 18 ans, je suis né le 12 novembre 2002. J’ai un petit frère, et j’habite à Monthey.

Depuis mon plus jeune âge, j’ai été en contact avec le basketball, à cause de mon père qui était lui même joueur professionnel. Je l’accompagnais à ses entraînements et j’étais présent à la plupart de ses matchs. J’ai commencé le basket à 5 ans dans le club de Martigny. A 13 ans j’ai changé d’équipe à la recherche d’entraînements plus sérieux et d’une meilleure compétition. La saison 2015-2016 est celle où nous avons gagné le titre de champion suisse U14.

En août 2019, j’ai intégré l’académie de DME à Daytona en Floride, suite à un camp auquel ils m’ont recruté. C’est une grande académie qui compte 5 équipes masculines et 2 équipes féminines. Mes coéquipiers et moi vivions dans une grande maison à 10 minutes en voiture de la salle. Nos cours étaient agencés à ce qu’on puisse s’entraîner un maximum, tout se faisait sur un ordinateur en ligne. Et en septembre 2020, j’ai intégré l’académie de tennessee Prep, à Memphis pour ce qui était ma dernière année high school. J’ai changé d’école car je savais qu’en rejoignant Tennessee Prep, j’allais évoluer dans le meilleur championnat de ma catégorie.

C’était assez compliqué à cause du Covid 19.Je me suis adapté facilement, le fait de partir loin de ma famille ne m’a pas trop affecté. Cette expérience m’a été bénéfique pour le basket et aussi m’a permis de devenir plus autonome et de grandir en tant que personne. C’est un monde totalement différent de la Suisse, la compétitivité, l’ambiance et la mentalité n’ont rien avoir. Si tu n’es pas à fond tout le temps, ça veut dire que quelqu’un d’autre risque de prendre ta place ou ton temps de jeu. Tu es constamment évalué et en compétition avec les autres car 90% des jeunes là-bas ont le même but qui est d’aller à l’université gratuitement grâce au basket, pour diverses raisons.

Je suis conscient de la chance que j’ai d’avoir pu faire ces 2 années, c’est grâce à ma famille et mes amis que durant les hauts et les bas j’ai continué à aller de l‘avant et je n’ai pas abandonné. Je suis aussi conscient du travail qui m’attend pour arriver à mon but qui serait de décrocher une bourse universitaire, de jouer mes 4 ans et d’avoir mon diplôme. Mon but final est de vivre de ma passion peu importe le niveau, bien sûr le plus haut possible serait le mieux.

Je remercie toute les personnes qui m’ont aidé jusque là et ceux qui ont cru et qui continue de croire en moi.

Malyk

Gaël Barman, 17 ans

Je m’appelle Gaël Barman je suis née le 4 décembre 2004 je viens d’une famille où le sport et ses valeurs prennent une grande place. Mon papa a fait du triathlon et du ski-alpinisme et ma maman a toujours été dans le milieu du basket soit comme joueuse ou comme coach.

J’habite à Choëx et j’ai deux petits frères.

Depuis tout petit, j’ai toujours été en contact avec le monde du basket soit en suivant ma maman lors de ces matchs soit en supportant le BBC Monthey mon équipe de coeur. C’est donc tout naturellement que j’ai commencé à jouer à 7 ans au sein du mouvement jeunesse du BBC Monthey puis j’ai suivi ma maman à Agaune où elle a coaché quelques années et je suis revenu au club de Monthey tout en poursuivant ma scolarité au cycle d’orientation de Collombey en filière sport-étude. J’ai la chance d’être plutôt grand, 2 mètres 03 ce qui est un avantage dans mon sport et je suis assez adroit au shoot.

Depuis août 2020 j’ai intégré le centre de formation d’Aix-Maurienne Savoie basket, tout en étant interne au Lycée Louis-Armand de Chambéry.

La semaine je suis à l’internat du lycée, en filière générale du Bac et je m’entraine en parallèle. Le week-end avec les matchs, nous sommes 3 colocataires à partager un appartement du club. La pandémie liée au covid a perturbé pas mal de choses, mais j’ai eu la chance d’être retenu par ce centre après avoir passé des détections.

J’ai pu évolué durant 4 matchs en U18 France, championnat le plus élevé à ce niveau, avant que les compétitions ne soient stoppées. Depuis novembre le championnat est à l’arrêt mais nous avons eu la chance de pouvoir continuer à nous entrainer. Les études ont aussi été perturbées il y a eu beaucoup de cours en distanciel cette année.

L’adaptation a été difficile au début. Du jour au lendemain tu quittes ta famille, rapidement il faut devenir autonome, s’adapter au fonctionnement du lycée. Au niveau du basket c’est un autre monde, il faut s’adapter à la vitesse à l’engagement physique et surtout grandir mentalement, ici pas de cadeau si t’es pas à 120% tout le temps et bien tu ne joues pas.

Rentrer dans le monde de la compétition et très stimulant mais c’est parfois difficile de gérer le stress et la pression. Je sais que j’ai une chance énorme d’être où je suis, le jour de ma détection nous étions 100 joueurs convoqués et j’ai été le seul retenu… je vis ma passion et je profite, mais je sais que le travail qui reste à faire est énorme et il faut tout gérer, charge d’entrainement, fatigue physique et mentale et tout ça sans laisser tomber les études… En cas de besoin et pour les passages plus difficiles je peux toujours m’appuyer sur ma famille qui est très présente et je suis entouré de personnes extraordinaires qui sont toujours là pour moi.

Pour mon avenir mes objectifs sont simples, obtenir mon bac est la priorité.

Niveau basket, continuer de progresser et devenir un joueur majeur dans mon championnat sont ce pourquoi je travaille le plus dur, avec comme but final de décrocher un jour un contrat professionnel au sein d’une bonne équipe, mais la route est encore longue et le travail a fournir conséquent.

Je ne rêve pas de NBA, ce qui fait beaucoup rire mes coéquipiers, mais je regarde beaucoup l’Euroligue. Mes modèles sont Toni Kucok et Dimitris Diamantidis ,j’ai aussi une grande admiration pour le français Nando de Colo pour le joueur hors-normes qu’il est, pour son sens du jeu et de la passe, mais aussi pour l’homme qu’il est, simple, humble, discret, mais tellement efficace sur un terrain.

Pour terminer je voulais remercier Coach Pembele, la première équipe et tout le staff du BBC Monthey qui m’ont permis de m’entrainer et de travailler avec eux durant mes séjours forcés en Suisse tout au long de cette saison particulière rythmée par la pandémie.

Gaël Barman

Robin da Silva, 18 ans

Je m’appelle Robin, J’ai 18 ans et je fais actuellement du basket aux États-Unis.

J’ai joué au BBC Monthey-chablais pendant une durée de 3-4ans avant de me lancer dans une expérience que je ne regrette pas. J’ai pris la décision de tenter ma chance et de partir en Floride pour voir mon niveau comparé à une compétition bien plus compliquée. Le BBC Monthey-chablais m’a apporté énormément, ils m’ont fait me rendre compte que si je veux aller loin dans le basket ça ne va pas venir tout seul. Il fallait que je sois la aux entrainements et que je me donne à 120% tout le temps. Maintenant que je suis en Amérique, je me rends compte que ce que Monthey m’a appris était bien vrai et que déjà beaucoup de jeune de mon âge se battent pour être le meilleur. La mentalité n’a rien à voir, ici, si tu ne te donnes pas à 100% ils te disent que quelqu’un d’autre est en train de de dépasser et de devenir meilleur que toi. Dans mon académie, j’ai vraiment vécu une routinetrès chargée tous les jours. Je devais me lever tôt pour m’entrainer ensuite on allait à l’école pendant 4h de temps et c’était reparti pour musculation et entrainement. Tout ça, sans compter les heures d’entrainements supplémentaire que je faisais car nous avions l’accès à la salle énormément plus qu’en Suisse.

Cette routine-là est vraiment la même pour toute l’année. Ici, j’ai appris à vraiment devenir un leader. J’ai directement été mis au défi et j’avais comme une envie de prouver que dans notre petit pays, il y a aussi des très bons joueurs. C’est pourquoi j’ai vite changé ma mentalité car ici, s’ils voient en toi une faiblesse comme la peur, ils vont te mettre à terre. C’était vraiment ce que je redoutais le plus mais finalement j’ai vite réussi à me faire respecter donc ma saison s’est très bien déroulé. Mes objectifs sont maintenant de trouver une université pour continuer mon chemin à un niveau beaucoup plus haut.

Jamal George, 18 ans

Bonjour je m’appelle Jamal George, j’ai 18 ans et je suis joueur en U20 à Monthey et
membre de l’effectif LNA de la saison 2021-2022. Ces dernières années ont été un réel
tournant dans ma vie scolaire et sportive. J’ai enfin obtenu mon certificat de maturité
gymnasiale après 5 ans au Collège de St-Maurice et j’ai eu la chance de pouvoir intégrer
l’équipe LNA du BBC Monthey en milieu de saison. Ça a toujours été un challenge de marier
les études au basket intensif et dès la première année, mon club et mes parents et moi
avons dû mettre en place certaines mesures pour rendre cela possible. J’ai pu bénéficier des
mesures individualisées SAF qui m’ont permis d’être dispensé de cours de gym et nous avons
pu organiser des entrainements sur la pause de midi. Après ma première année au collège,
nous avons été sacrés champions suisses. Notre équipe était vraiment soudée et les amitiés
qui se sont créées perdurent encore aujourd’hui. Je me suis ensuite fait sélectionner à
l’équipe suisse avec mon frère Kyshawn et Malyk, un autre coéquipier et amis proche.
L’année dernière fût un sacré challenge : je me suis blessé successivement au pouce et au
coude puis la COVID est venue écourter le championnat. Avec l’aide de mon préparateur
physique, j’ai réussi à prendre avantage de cette pause forcée pour me développer
physiquement. Les études prenaient elles aussi de plus en plus de temps mais avec une
bonne organisation, il m’a toujours possible de jouer et d’étudier, sans que l’un ne ternisse
l’autre. La preuve en est, j’ai aujourd’hui ma matu en poche et la chance d’être joueur LNA
auprès du BBC Monthey. J’aimerai remercier toutes les personnes qui ont pu rendre cela
possible, soit mes parents, tous les coachs pros du mouvement jeunesse et le coach LNA
Patrick Pembele à qui je remercie de me donner une chance de me prouver dans son équipe.